Chroniques Livresques·Edition Lumen·Livres lus en Juillet·Lus en 2018

Chronique n°59 : Pretty Good Girls (Monica Murphy)

Chez nous, les criminels, ça n’existe pas ! Mais sérieusement, aussi paradoxal que ça puisse paraître, une menace inconnue me paraît plus facile à accepter que l’idée qu’un mal immonde ronge notre petit jardin d’Eden.


pretty dead girls


pretty-dead-girls-1Titre : Pretty Good Girls

Auteure : Monica Murphy

Édition : Lumen

Nombre de pages : 476

Date de publication : 14 juin 2018

Prix : 15€

Résumé : Belles à tomber. Parfaites en tout point. Sauvagement assassinées.

Leur corps est apprêté avec méticulosité, disposé dans une position bien particulière. Leurs visages, parfaitement maquillés, sont tournés selon l’angle le plus flatteur, leurs vêtements coûteux brossés et défroissés. Seul leur cou ouvert d’une oreille à l’autre vient démentir ce tableau idyllique. Seul leur regard vide trahit la vérité : elles sont mortes et bien mortes.

Les filles les plus populaires du campus sont tuées les unes après les autres et la reine de la promotion, Penelope Malone, présidente du club qui les réunit, est terrifiée à l’idée d’être la prochaine sur la liste. La seule issue, pour elle ? Fouiner un peu, chercher qui peut bien être ce tueur en série qui menace la tranquillité de cette petite ville côtière de Californie, un havre de paix habité par certaines des plus grandes fortunes du pays. Ses soupçons se portent d’abord sur Cass Vicenti, d’autant qu’il était étrangement proche de certaines des victimes malgré son statut de nerd de service. Mais échapper au tueur va demander à la jeune fille de se faire beaucoup, beaucoup plus maligne qu’elle ne le pensait…


pretty dead girls


Pourquoi avoir lu/acheté ce livre?

J’ai vu ce livre passer plusieurs fois sur instagram, et le résumé ainsi que les avis, m’ont vraiment donné envie de le découvrir. J’ai failli le prendre la semaine dernière à la Fnac, mais si vous avez suivi mes stories de ce jour là, vous savez que j’ai un peu (beaucoup) craqué mon slip! J’avais déjà 3 mangas dans les mains, 2 BD, un bouquin et une liseuse.. Du coup, j’ai laissé ce livre finalement, en me disant que je le prendrais le mois prochain! J’ai craqué le soir même pour inaugurer ma liseuse. Je l’ai acheté, et commencé direct.

Style de l’auteur

J’ai beaucoup aimé le style de l’auteure. Il est simple, fluide, agréable à lire. D’habitude, l’emploi de la première personne me gène un peu, mais là ça a été, ça ne m’a pas dérangée du tout.

Histoire et personnages

L’histoire se déroule dans la petite ville de Cape Bonita. C’est une ville côtière, accueillant une population principalement aisée. Nous suivons Penelope, une des filles les plus populaires du lycée, présidente du club élitiste ‘Les Cygnes Blancs’. Après l’assassinat d’une des filles du club, la ville est en émoi et est terrifiée. Penelope pense être en mesure de démasquer le tueur. Ses soupçons se porteront sur plusieurs personnes, avant de finalement découvrir qui est vraiment le monstre.

Je lis très peu livres de ce genre, avec des tueurs et des enquêtes. Je ne suis pas vraiment patiente, alors c’est quelque chose qui m’agace rapidement. Mais là, je l’ai lu très vite (en deux jours). La plume de l’auteur est addictive et comme le roman se passe sur un court laps de temps, je n’ai pas eu à attendre trop longtemps pour les révélations.

J’ai beaucoup aimé le fait que le livre porte sur les filles populaires d’un lycée Américain, en général, ils sont toujours sur la fille harcelée ou celle au milieu de la «  »hiérarchie sociale » ». Pas invisible, pas harcelée, pas populaire, juste là, sympa et copine avec tout le monde. Ça change un peu. En plus, Penny a conscience de sa manière d’être. Elle sait qu’elle est élitiste, hautaine et snob. Même si elle se justifie en partie parce que sa sœur était pareille, elle le sait, elle l’admet, et si cela lui pose des problèmes de conscience à un moment, ne change pas de manière radicale en devenant une héroïne exemplaire. C’est vraiment un point que j’ai bien aimé. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’elle est un antihéros, on va pas abuser non plus, mais elle est imparfaite, et c’est un fait. L’auteure l’a laissée telle quelle. MAIS. Elle est complètement incohérente (Penny). Vraiment. Spoiler (surlignez le texte pour lire) : elle soupçonne Cass d’être le tueur, presque depuis le début (juste parce qu’elle l’a toujours trouvé louche, le pauvre), mais bon, il a des beaux yeux donc elle oublie la moitié du temps qu’il est potentiellement dangereux. Elle est vraiment bizarre avec ses « amies ». Qu’elle n’aime pas beaucoup d’ailleurs. Puis bon, elle perd 3 amis en deux semaines, mais elle n’est pas plus traumatisée que ça hein.. je ne sais pas si vous avez déjà perdu ne serait-ce qu’un ami (j’espère que non), mais je peux vous garantir que son comportement n’est absolument pas réaliste quoi. Elle pleure une soirée et après osef parce que pleurer est une faiblesse. Les parents de Penny n’ont pas l’air de s’inquiéter plus que ça du fait que les amies de leur filles meurent toutes, et qu’elle pourrait bien être la prochaine sur la liste.. Pour vous dire à quel point elle a un comportement bizarre, j’aurais presque pu croire qu’elle était le tueur et qu’elle avait un dédoublement de personnalité. Presque je dis bien, parce que plein de trucs prouvaient le contraire, mais quand même.

Je n’ai pas trop aimé la fin en revanche. J’aurais aimé qu’on ait plus d’indices (bon peut être qu’il en avait que je n’avais pas compris, mais je suis presque sûre que non). J’ai trouvé ça dommage que l’auteure ne nous laisse pas la possibilité de le deviner par nous même. Enfin, on devine que c’est avant la fin, mais le seul indice que l’auteure nous donne est tellement évident qu’elle nous offre vraiment le tueur sur un plateau.

EN BREF : J’ai passé un bon moment avec ce livre. L’histoire est chouette et se déroule naturellement. J’ai bien aimé Cass,  mais Penny est un point plutôt négatif (ce qui est un peu embêtant puisqu’elle est le perso principal). Elle es trop incohérente pour moi. Je conseille ce livre qui est quand même sympa, mais si vous êtes des adeptes de thrillers et d’enquêtes, c’est beaucoup trop tiré par les cheveux pour vous intéresser je pense!

Note : 14.5/20


pretty dead girls


 

— Je n’ai pas tué Gretchen, si c’est ce que tu crois, dit-il, interrompant le cours de mes réflexions.
Génial, il a des pouvoirs télépathiques, ou quoi ?
— Je n’ai jamais dit ça…
— Mais tu l’as pensé.


Dani a une passion dans la vie : tirer des conclusions hâtives en l’absence d’indices concluants. En seconde, elle s’est mis en tête que notre camarade Melissa avait été enlevée par un réseau d’esclaves sexuels alors qu’en fait, la pauvre avait juste attrapé la mononucléose. Puis que Brent croupissait derrière les barreaux pour trafic de drogue alors qu’il avait juste passé la nuit au poste après s’être fait surprendre avec un petit sachet de cannabis dans une de ses poches


Au lycée, cette fille, c’est la perfection incarnée. Pourtant, là, renversée sur le dossier de son siège, avec sa crinière cuivrée, sauvagement indisciplinée, qui retombe en vagues autour de son visage, et des traces d’eye-liner sur ses joues rougies par l’air froid de la nuit, elle ne me semble plus si infaillible que ça.

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