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Chronique Livresque n°20 : Belle Époque (Elizabeth Ross)

Belle Époque (Elizabeth Ross)


🎩👗 Présentation 👗🎩


9782221139158Titre : Belle Époque
 
Auteur : Elizabeth Ross
 
Édition : Collection R
 
Nombre de pages : 395
 
Date de Publication :  14 novembre 2014
 
Prix : 17.90€
 

Résumé :

À Paris, tout se vend….

À 16 ans, Maude fuit la Bretagne pour Paris, capitale en ébullition à la veille de l’Exposition universelle de 1889. Face aux difficultés pour subsister, elle postule à  l’annonce d’une agence qui fournit des faire-valoir et chaperons aux jeunes filles de bonnes familles. Grâce à ce poste ingrat, Maude prend son destin en mains…


🎩👗 Avis 👗🎩


👗🎩 Pourquoi as-tu lu/acheté ce livre ?

Bon je l’avoue, je l’ai en premier lieu acheté pour sa couverture. Enfin pas vraiment acheté, puisque c’est un cadeau de noël, mais je l’ai demandé en partie grâce à la couverture (en même temps, elle est sublime non?). Ensuite, tout simplement parce que c’est une fiction historique, qui en plus porte sur une époque que j’aime tout particulièrement, la fin du 19ème siècle.

👗🎩 Style de l’auteur

Le style de l’auteur est très fluide et agréable à lire. Le vocabulaire varié et les descriptions intéressantes sans tirer sur la longueur. Le scénario était quant à lui plutôt original, et cette histoire des repoussoirs (vraie) très intéressante. On comprend plus à quel point la Haute Société de l’époque pouvait être vaniteuse, prête à toutes les horreurs pour paraître plus brillante que la voisine. Cette fiction est inspiré de la nouvelle de Zola Les Repoussoirs, également très intéressante (elle est d’ailleurs publiée à la suite du livre si vous voulez y jeter un oeil!)

👗🎩 L’histoire et les Personnages

On fait donc la connaissance de Maude, une jeune paysanne bretonne qui a fuit son village natal et le mariage forcé qui l’y attendait pour se rendre à Paris. Paris est à l’époque la ville-lumière, connue et apprécié dans toute l’Europe. La ville est en ébullition à cause des préparatifs de la dixième Exposition universelle. C’est d’ailleurs pour cette exposition que la tour Eiffel est construite. A cette époque, Paris se déchire entre l’émerveillement, mais surtout le dégout pour ce symbole actuel. En effet, certaines personnes sont persuadées que la tour n’est qu’éphémère et qu’elle ne verra pas le début du prochain siècle. Presque 130 ans plus tard, nous pouvons affirmer qu’ils se sont plutôt plantés..

Enfin bref, la ville-lumière brille donc de mille feu, et chaque personne vivant en France et ailleurs nourrit des rêves de folies autour de cette ville. Maude n’échappe pas à ce phénomène et rêve d’une vie merveilleuse et romantique. Malheureusement, peu après son arrivée à Paris, elle se rend compte que de l’intérieur, la ville n’est pas si lumineuse que ça.. la vie y est très cher, les boulots mal payés et les Parisiens de la Haute Société enfermés dans une bulle, loin des bas-fond de la ville. Maude voit donc ses rêves partir en fumée, et ses économies lui filer entre les doigts. Elle est donc de devenir blanchisseuse, dans un petit établissement sordide, dans les allées sombres de PAris, où elle est torturée par 3 mégères.

Elle tombe un jour sur une petite annonce qui propose à des jeunes femmes un travail facile. Elle s’y rend donc, espérant y trouver l’occasion rêvé pour se faire une place au sein de la ville-lumière. Elle se rend sans le savoir dans une agence de repoussoirs. Le but : engager de jeunes femmes laides pour qu’elles servent de dame de compagnies aux jeunes filles de la Haute afin qu’elles puissent paraître à leur avantage et ainsi, attirer l’œil des plus beaux partis. Maude vivra à partir de ce moment là des péripéties qu’elle n’aurait pu imaginer dans ses rêves – ou ses cauchemars – les plus fous.

J’ai bien aimé le personnage de Maude, même si elle était très agaçante par moment. Je l’ai trouvée très ingrate aussi par moment, et son comportement vis-à-vis des autres repoussoirs tout simplement scandaleux et révoltant. Mais c’est un personnage très travaillé, comme on en trouve peu en ce moment (d’apres moi).

Pour conclure, cette lecture a été agréable, mais comportait trop de petits défauts à mes yeux (personnage principal, longueurs, etc) pour être un coup de cœur. L’histoire met un moment à démarrer, mais passé les 130 premières pages, l’histoire démarre enfin!

👗🎩 Note : 14/20

Scénario : 4/5

Personnages : 3/5

Style de l’auteur : 4/5

Ressenti : 3/5


🎩👗 Extraits 👗🎩


– La Tour Eiffel est une parfaite abomination, déplore un homme à l’allure militaire. Un furoncle sur le visage de notre belle ville.
– Elle n’est pas éternelle, Dieu merci : on la rasera dans un an et personne ne la regrettera, affirme une femme.

Chapitre 9, page 105


Les ancêtres des Dubern me suivent du regard tandis que je gravis l’escalier d’honneur et me scrutent les yeux figés ; les hommes sont froids, les femmes hautaines. Ma robe ne les dupe pas une seule seconde. J’imagine un portrait chuchoter à un autre sur mon passage : Qui diable a pu autoriser une gardienne de vaches à fréquenter notre arrière-arrière-petite-fille?

Chapitre 14, pages 148-149


Lorsque nous descendons l’escalier d’honneur, j’étudie de nouveau les portraits fixés au mur. La galerie des ancêtres illustres sûrement.
– Ce sont tous des Dubern?
– Seulement les morts, rétorque Isabelle.

Chapitre 14, pages 155-156


Durandeau nous appelle des repoussoirs, des faire-valoir qui mettent en avant les personnes qu’ils accompagnent. Comme une lamelle métallique permet à un joyau serti sur une bague d’avoir l’éclat du diamants, ou les belles-sœurs d’une cliente qui veut se prendre le temps d’une soirée pour Cendrillon.

Chapitre 34, pages 362-363

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